O.28 - Étude longitudinale des taux sériques de TNFα, infliximab et anticorps anti-infliximab au cours de la polyarthrite rhumatoïde traitée par infliximab (007511) -Delphine DÉNARIÉ (Saint-Etienne)
Doser les anticorps anti-rémicade et l’infliximabémie chez les patients traités par infliximab permet de prédire la réponse au traitement !
L’infliximab (INF) est un anti-TNF chimérique qui augmente le risque de développement d’anticorps contre le traitement. L’objectif de ce travail longitudinal multicentrique était de déterminer la nécessité de suivre les patients sous INF par le dosage de l’infliximab sérique, des anticorps anti-infliximab et du taux sérique de TNF. Les prises de sang étaient réalisées juste avant les perfusions d’INF avant le traitement, à la 6ème semaine, à 6 et 12 mois.
Il n’y a pas de corrélation entre le dosage de TNF et l’activité de la PR. Le taux d’INF et les anticorps anti-INF apparaissent et augmentent au cours du temps. Les anticorps sont retrouvés respectivement chez 45 et 46 % des patients à 6 et 12 mois avec un taux plus important chez les non répondeurs.
La présence d’anticorps et le taux d’infliximabémie à 6 mois permettaient de prédire le taux de répondeurs à 1 an.
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Réponse bonne |
Réponse modérée |
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Anticorps anti-INF + Infliximabémie <1 µg/ml |
17% |
33% |
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Anticorps anti-INF – Infliximabémie >1 µg/ml |
44% |
78% |
Ces données sont à confirmer et permettraient, peut–être, d’aider à la décision thérapeutique chez des patients restant symptomatiques, sans pour autant avoir de signes objectifs d’activité.
O.17 - Caractéristiques actuelles de la goutte en France : résultats de l'étude CACTUS (007519) - René Marc FLIPO (Lille)
L’éducation est fondamentale chez les goutteux…
La prévalence de la goutte ne cesse d’augmenter ces dernières années passant de 2.7 % à 3.9 %. L’objectif de cette vaste enquête observationnelle, nationale, transversale, réalisée auprès de généralistes et de rhumatologues, était de décrire les caractéristiques de patients atteints de goutte.
2813 patients ont été ainsi inclus par 857 généralistes et 92 rhumatologues. Les patients étaient répartis selon leur taux d’uricémie (<60 mg/l, 60-70 mg/l, 70-90 mg/l et > 90 mg/l). Le phénotype des patients variait peu d’une catégorie à une autre. L’indice de masse corporelle était légèrement au-dessus de 29, la durée moyenne de la maladie était en moyenne de 4 ans. Des facteurs de risque cardio-vasculaires (HTA, diabète, tabac, dyslipidémie…) étaient retrouvés chez 23 à 66 % des patients, des lithiases chez 7 % des patients et des tophus chez 11 %.
Plusieurs données sont frappantes : uniquement 21 % des patients ont une uricémie en-dessous de 60 mg/l, correspondant aujourd'hui à l’objectif thérapeutique ; presque 25 % des patients consomment régulièrement de la bière et plus de 10 % des sodas.
Les médecins déclaraient néanmoins dans plus de 95 % des cas faire de l’éducation sur les mesures hygiéno-diététiques.
Des efforts et des solutions doivent être trouvés pour augmenter la compliance pour les mésuresmesures hygiéno-diététiques chez nos patients goutteux.
O.47 - Infiltrations sous antivitaminiques K et sous antiagrégants : étude prospective observationnelle multicentrique chez 89 patients (007477) - Yves MAUGARS (Nantes)
Les infiltrations périphériques articulaires sous AVK ou anti-agrégants : pas de danger !
89 patients traités par AVK ou anti-agrégants plaquettaires ont bénéficié d’une ponction ou d’une infiltration d’une articulation périphérique. Les patients ont été revus systématiquement 8 jours après.
Aucun accident hémorragique sérieux n’a été retrouvé dans cette étude. Seuls 5 hématomes sous-cutanés (4 sous AVK) et 9 épanchements bénins (3 minimes, 7 modérés, dont 6 sous AVK) ont été observés sans influence sur le résultat de l’infiltration.
Ces données sont extrêmement rassurantes et demandent à être confirmées à plus grande échelle.
O.85 - Quel est le partage des tâches entre les différents protagonistes lors de l’initiation d’une biothérapie ? Résultats de l'enquête Parcours BIO-RIC (007675) - Jean-Philippe SANCHEZ (Billère)
Quelle répartition des tâches entre la ville et l’hôpital lors de l’initiation d’une biothérapie dans les RIC ?
L’objectif de ce travail était de caractériser les tâches entre la médecine de ville et l’hôpital pour les patients souffrant de PR (n=84) et SA (n=88) au moment de l’initiation d’une première biothérapie.
L’enquête prospective, multicentrique était complétée par les patients et les médecins initiant la biothérapie.
La répartition des tâches selon que le médecin ou le patient réponde, se fait comme indiquée dans le tableau.
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Fait en ville
(% patients)
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Fait à l’hôpital
(% patients)
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Fait en ville et à l’hôpital
(% patients)
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Diagnostic
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62.8
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31.4
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16.3
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Bilan sanguin
Ac anti-ADN
CRP
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40.1 à 65.1
65.1
83.1
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22.1
4.1
13.4
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Radio thorax
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49.4 à 83.7
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11 à 20.3
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Test tuberculose
IDR
Quantiféron
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51.2
76.7
58
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18
8
3.5
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2.9
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Contrôle des vaccins
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31.4
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24.4
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Le diagnostic est, en règle générale, fait en ville alors que le bilan pré-biothérapie et l’initiation de cette dernière sont avant tout hospitaliers. Une coopération plus étroite entre les différents acteurs et une nouvelle répartition des tâches sont fondamentales.
O.92 - Un taux sérique diminué d'IgG après rituximab est associé à une augmentation du risque d'infections sévères au cours de la polyarthrite rhumatoïde : données du registre AIR-PR (007059) - Jacques-Eric GOTTENBERG (Strasbourg)
Attention à l'hypo-IgG après rituximab !
On avait déjà démontré, avec les données du registre AIR-PR, la corrélation entre le faible taux d’IgG pré-rituximab et le risque d’infections sévères. Ces nouvelles données permettent de démontrer la même corrélation lorsque le taux d’IgG baisse en post-traitement.
Il faut donc particulièrement suivre ce taux avant et après traitement, d'autant que les patients sont âgés, ce qui détermine un facteur de risque supplémentaire.
